
Le bâti du quartier
Les Pâquis présentent un tissu serré d’immeubles construits pour la plupart entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, avec des rez-de-chaussée commerciaux, des étages d’habitation et des caves souvent humides. Le long des quais, les grands hôtels et immeubles de prestige obéissent à d’autres logiques. Les transformations successives d’arcades ont parfois modifié les murs du rez : avant d’en toucher un, il faut savoir ce qui a déjà été fait.
Ce qu’il faut anticiper aux Pâquis
- Les arcades du quartier ont souvent changé d’usage plusieurs fois ; des sommiers ou des poteaux ajoutés au fil des transformations peuvent porter la façade.
- Les caves proches du lac et de la nappe présentent fréquemment des remontées d’humidité ; un enduit étanche posé sans traitement de la cause ne règle rien.
- Les rues étroites et animées rendent la livraison et l’évacuation des gravats dépendantes d’horaires précis.
Accès et organisation du chantier
Le quartier vit de jour comme de soir : le chantier doit composer avec les terrasses, les livraisons des commerces et les riverains. Prévoyez dans votre demande les horaires possibles, l’accès par la rue ou par une cour, et la possibilité d’utiliser un local pour stocker le matériel. Pour une arcade, précisez l’activité prévue : les exigences d’une cuisine de restaurant ne sont pas celles d’un bureau.
Dans un immeuble, la demande la plus utile n’est pas la plus technique : c’est celle qui dit où se trouve le chantier, comment on y accède et qui doit donner son accord.
Les ouvrages les plus demandés
Quel que soit l’ouvrage, un professionnel commence par examiner le support : un mur en molasse, un refend en briques ou un voile en béton ne se travaillent pas de la même manière. Pour les éléments de structure, l’avis d’un ingénieur civil précède le devis, et les démarches auprès de la copropriété, du bailleur ou de l’office des autorisations de construire se prévoient dès le départ.
Questions fréquentes aux Pâquis
Peut-on réunir deux arcades voisines ?
C’est possible dans de nombreux cas, à condition de connaître le rôle du mur mitoyen. Une étude d’ingénieur, l’accord du ou des propriétaires et, selon l’ampleur, une autorisation de construire sont à prévoir avant le chiffrage définitif.
Ma cave est humide : un maçon peut-il régler le problème ?
Il peut proposer des solutions, mais l’origine de l’humidité doit être identifiée d’abord : remontée capillaire, infiltration, condensation ou fuite. Le devis doit expliquer quelle cause il traite.